Un étudiant en politique donne son opinion sur Poolitique

4 juin 2018, par Mathieu Rousseau


Depuis 30 ans, il a été démontré que le taux de participation des jeunes aux élections provinciales diminue. C’est suite à ce constat qu’est né Poolitique, un pool de politique. Sa mission? Éduquer les jeunes à la politique en se concentrant sur deux axes : l’éducation aux médias et la communication.

Le but de cette initiative est ultimement d’augmenter l’intérêt des jeunes pour le processus électoral. Nous avons donc sondé Charles Bernard, étudiant de dernière année en politique à l’UdeS afin de déterminer si selon lui, Poolitique est un outil adapté.

Les « jeunes » et la politique

Ce qui a motivé Charles, résident de Sherbrooke au début de la vingtaine, à s’intéresser à la politique et en faire son domaine d’études est surtout le fait que selon lui, la politique est une belle plateforme pour travailler sur plusieurs thèmes et enjeux, et ce avec des approches très variées.

Nous l’avons interrogé sur la baisse de participation des jeunes aux élections. Selon lui, le problème est peut-être moins du côté des jeunes qu’on pourrait le penser : « Mon instinct et les chiffres se contredisent. Les données montrent qu’il y a une baisse de participation chez les jeunes. Mais est-ce que cela s’explique par un manque d’intérêt ou plutôt par un cynisme face à la scène politique? Je crois que le parlementarisme québécois et les élections associées ont de la difficulté à générer un intérêt chez les jeunes, mais plus à cause d’un certain découragement que d’un manque de politisation. »

Une initiative intéressante

Après avoir testé Poolitique, Charles admet que le concept est intéressant. Selon lui, il permet de jumeler la politique de manière amusante, commune et intelligible. Il amène également un autre point très important : « Je pense que cela force les jeunes à s’intéresser aux députés et à ce qu’ils ont à dire. Souvent, le travail des députés régionaux demeure dans l’ombre de celui des ministres. Il est critique de développer des connaissances sur ces acteurs. »

Parlons stratégie

Par curiosité, nous avons demandé à Charles quelle a été sa stratégie au moment de construire son cabinet. Sa réponse fut étonnante, mais très intéressante : « J’y suis allé avec des personnes et des députés que je considère comme honnêtes, intéressants, créatifs et dynamiques. Je n’ai pas opté pour les meilleurs législateurs ou les personnes ayant le plus d’expérience » affirme l’étudiant. Reste à voir si son plan de match sera payant.