Politique : un mot qui effraie les milléniaux

11 juillet 2018, par Léa-Maude Roy


Les milléniaux et la politique au Québec

MILLÉNIAUX – Image libre de droits tirée du site Pixabay

Il y a quelques semaines, j’ai parcouru les rues de Sherbrooke à la recherche de jeunes âgés de 18 à 34 ans pour les interroger quant à leur opinion sur la politique québécoise. Ma méthodologie était bien simple : je les arrêtais lorsque je les voyais et je leur demandais s’ils souhaitaient participer à un vox pop sur les milléniaux. Pratiquement toutes les personnes auxquelles j’ai posé la question m’ont demandé quel était le sujet de mon sondage, mais, afin qu’ils ne se sauvent pas en courant, je leur ai répondu qu’il s’agissait « d’une surprise ».

BOUH !

Une mâchoire qui tombe, des yeux écarquillés, un pas en arrière… j’ai eu droit à mille et une réactions suite à l’annonce du sujet de mon vox pop qui était la POLITIQUE. Parmi les réponses que j’ai obtenues, plusieurs se résumaient à « je ne me tiens pas informé » ou « je ne sais pas pour quel parti voter ». D’ailleurs, on entend souvent les générations antérieures reprocher à celles d’aujourd’hui de ne pas voter lors des élections, de ne pas suivre l’actualité et de ne pas suffisamment connaître les partis au Québec.

On ne peut toutefois pas leur en vouloir, car, hormis ceux qui le font par eux-mêmes, pratiquement aucun n’a été réellement éduqué quant à l’importance du droit de vote et au privilège dont bénéficie le Québec en tant que société démocratique. Ainsi, depuis les 30 dernières années, le taux de participation des jeunes aux élections n’a cessé de diminuer. Pourtant, les milléniaux représentent la relève et l’avenir, ce qui fait que leur intérêt et leur participation sont particulièrement importants.

Mettre fin à l’ignorance

Les cours d’histoire et d’éducation à la citoyenneté donnés dans les écoles secondaires québécoises devraient être davantage axés sur les enjeux reliés à la politique. Josée Prévost, enseignante en histoire à l’école secondaire Rivière-des-Quinze de Notre-Dame-du-Nord, organise depuis maintenant deux ans des sorties éducatives au Parlement du Canada afin d’initier ses élèves à la politique. « Les élèves, ça va être eux nos futurs députés, ça va être les futurs électeurs, ça va être eux qui vont décider qui va entrer au pouvoir ou pas. »1, a-t-elle confié lors d’un reportage réalisé par Radio-Canada. Ainsi, par l’entremise de cette activité pédagogique, Mme Prévost fait connaître à ses élèves le fonctionnement du parlement, notamment en leur expliquant quels sont ses pouvoirs et ses lois.

Capter l’attention

Une autre solution tout à fait envisageable serait d’intégrer le jeu Poolitique dans les écoles secondaires, que ce soit au travers les cours déjà mis en place dans le système d’éducation (Monde contemporain, par exemple) ou en organisant des présentations conférencières. En effet, ce jeu interactif inspiré des pools de hockey serait une façon efficace d’éduquer les jeunes à la politique et de transformer un sujet peu attrayant en une activité intéressante. Inviter les élèves à s’inscrire et à challenger leurs amis sur Poolitique permettrait à ces derniers de se tenir informés de l’actualité politique tout en se divertissant.

 


 

Visionnez mon vox pop ici!

 


 

Pour s’inscrire à Poolitique :

 https://www.poolitique.com/jeupoolitique/

 


 

1 NEVEU, Tanya, « Comment intéresser les jeunes à la politique canadienne ? », Radio-Canada, [En ligne], 21 février 2018, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1085157/politique-canadienne-jeunes-temiscamingue-riviere-des-quinze (Page consultée le 6 juillet 2018).