Candidate et moins de 25 ans, c’est possible : le cas d’Anne-Sophie Legault

22 juillet 2018, par Myriam Boucher


Beaucoup de critiques visent le manque d’implication en politique des jeunes québécois. Pourtant, plusieurs se présentent comme candidats aux élections 2018. Candidate et moins de 25 ans, c’est possible est une série d’articles mettant en lumière ces jeunes qui s’impliquent en politique afin d’améliorer la société d’aujourd’hui.

J’ai notamment eu la chance de rencontrer Anne-Sophie Legault, candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Granby.

Candidate.Anne-Sophie.Legault

Anne-Sophie Legault – Candidate solidaire dans Granby

Est-ce que tu pourrais commencer par te présenter brièvement et me parler de tes motivations à te présenter comme candidate?

« Je m’appelle Anne-Sophie. J’ai 21 ans et j’étudie en enseignement préscolaire et primaire à Sherbrooke. Je viens de finir ma deuxième année. Donc, il me reste deux ans. J’ai décidé de me lancer dans ce projet parce que je voyais comment notre système d’éducation, autant en formant les enseignants qu’en étant sur le terrain avec nos stages, ne fonctionnait pas. J’étais tannée que les gens se disent que ça allait changer, mais qu’ils ne fassent rien. Je ne crois pas que les choses vont se régler en claquant des doigts et que je n’aurais rien à faire excepté de suivre un mouvement. Je me suis laisser inspirer avec les projets de Québec solidaire et leurs valeurs. Alors, je me suis dit : Ok, go, j’embarque ! »

Pourquoi avoir choisi Québec Solidaire ?

« C’est particulièrement pour les idées. C’est le seul parti qui est  progressiste. Je pense que ce qu’il nous faut, c’est une société équitable où il y a une redistribution des richesses pour rapetisser le fossé entre les riches et les pauvres. On a déjà tendu vers cette société-là, d’essayer de rendre le plus de gens heureux en rendant l’éducation et le système de santé accessibles. Maintenant, on régresse et vu que j’étudie en éducation, ça me touche personnellement. Françoise David, quand elle était porte-parole du parti, ses discours et le fait qu’elle soit sur le terrain étaient vraiment inspirants. C’est le seul parti avec lequel je peux me battre, parce que c’est le seul parti qui va vraiment faire changer les choses. C’est le seul parti qui a des idées qui sont logiques. Ils prennent position, ils sont clairs et ils ont des projets. C’est toujours pour que ça profite au plus de personnes possible et ça rejoint beaucoup ma mentalité. »

Quels sont les avantages d’être dans la vingtaine quand tu es candidate?

« Les avantages, c’est que ça peut faire changement pour vrai. Il y a eu des candidats pour Québec solidaire à Granby avant moi et c’étaient des personnes un peu plus âgées et je pense que ça passe plus inaperçu. Par exemple, pendant la campagne, sur les pancartes, ça ne sort pas du lot tandis que de voir quelqu’un de jeune, ça montre qu’il y en a des jeunes qui s’impliquent en politique et qui sont motivés pour le faire. Juste le faire d’être jeune et de se présenter, les gens sont plus impressionnés. Donc, ils vont plus être curieux et plus attentifs. »

Est-ce qu’il y a des désavantages à être dans la vingtaine quand tu es candidate?

« Le désavantage d’être dans la vingtaine est par rapport à la confiance. Les gens pensent que j’irai pas loin à cause de mon âge, mais moi je pense que c’est le contraire. Avoir 21 ans fait que j’ai plus d’énergie pour mener ma campagne. Je pense que j’ai plus de convictions. Pour moi, la valeur la plus importante est l’éducation et je vais me baser sur cela. Le fait d’être jeune et d’avoir cette motivation-là, ça m’amène à me battre parce que j’ai quelque chose à me battre pour. »

Est-ce que tu sens une pression de devoir te prouver puisque tu es jeune?

« Je ne dois pas nécessairement me prouver. Certains ont besoin d’être rassurés. Par exemple, durant la soirée de mon investiture, après mon discours, les gens ont réalisé que j’avais beaucoup de convictions et que c’est un projet qui me tient vraiment à coeur. Les gens ont juste à m’écouter et ils vont voir que mes idées sont logiques : je vais sur le terrain, je vois ce qu’il se passe. »

Si tu avais un conseil à donner à un/une jeune qui souhaite se diriger vers la politique, quel serait-il?

« D’y aller, de foncer, d’assumer. Personnellement, plus j’avance dans ma campagne, plus ça confirme que c’est la bonne chose que j’ai fait. C’est vraiment un beau projet. On apprend énormément, on apprend à se connaître. Oui, il y a des périodes de stress, mais c’est tellement valorisant. Si quelqu’un doute s’il devrait ou pas : oui, tu dois. »

 

Vous désirez en apprendre davantage sur les jeunes s’impliquant en politique?

Cliquez ici.