Candidat et moins de 25 ans, c’est possible : Le cas de William Champigny-Fortier.

21 juillet 2018, par Myriam Boucher


Beaucoup de critiques visent le manque d’implication en politique des jeunes québécois. Pourtant, plusieurs se présentent comme candidats aux élections 2018. Candidat et moins de 25 ans, c’est possible est une série d’articles mettant en lumière ces jeunes qui s’impliquent en politique afin d’améliorer la société d’aujourd’hui.

J’ai notamment eu la chance de rencontrer William Champigny-Fortier, candidat de Québec solidaire dans la circonscription d’Arthabaska.

Candidat William Fortier

William Champigny-Fortier – Candidat Québec solidaire dans Arthabaska

Pourrais-tu commencer par te présenter brièvement?

« Je suis natif de Victoriaville et j’y étais résident jusqu’au début de mes études universitaires. Actuellement, j’étudie à la maîtrise en philosophie et je travaille comme auxiliaire de recherche à côté de mes études. Personnellement, j’ai un historique de militantisme assez chargé dans différentes causes, particulièrement dans le milieu environnemental et le milieu étudiant. […]. »

Pourquoi avoir choisi Québec solidaire ?

« J’ai choisi Québec solidaire parce que je suis un indépendantiste de gauche et je crois que Québec solidaire est le seul parti qui assume une vraie position sur ces enjeux […]. C’est un parti qui rejoint mes valeurs à ce niveau-là. C’est aussi le seul parti qui pose les questions qui sont vraiment importantes. Notamment, c’est le seul parti qui semble prendre [la question environnementale] au sérieux. Aussi, [le parti] se démarque par le courage politique de ses élus. Quand on pense à Gabriel Nadeau-Dubois, à Françoise David, à Manon Massé, ce sont des personnes qui ont montré dans différents moments dans l’histoire récente du Québec à quoi ressemblait avoir du courage politique […]. »

Qu’est-ce qui t’a motivé à te présenter comme candidat?

« Ça fait depuis 2012 que je m’implique au parti et dans divers milieux militants. J’ai été derrière les dernières campagnes […]. La raison pour laquelle j’ai décidé d’aller au devant de la scène est parce que la conjecture politique me paraissait particulièrement intéressante. Je pense qu’il y a de grands revirements qui peuvent se passer actuellement. 2018, ça risque d’être une grosse campagne quoi qu’il arrive, […] ça va bouger beaucoup. Je pense qu’il y a un nécessité pour la gauche de s’ancrer dans les régions comme le Centre-du-Québec. Finalement, c’est pour ça que je m’y présente, je me sens attaché à cette région et je veux y développer une gauche. »

Quels sont les avantages à être dans la vingtaine et à se présenter comme candidat?

« Il y en a quelques-uns. Tout d’abord, on est dans un milieu où les idées nouvelles circulent facilement. On est plus en contact avec de nouvelles idées qui ont plus de la difficulté à percer dans les autres catégories d’âge, pas que ces milieux soient fermés, mais ça circule mieux chez les jeunes. Aussi, on a plus de faciliter quand on est jeune à parler aux autres jeunes, qui est une catégorie d’âge qui ne vote pas beaucoup, mais qui pourrait faire une différence. Quand on est jeune, on partage les codes, on sait comment leur parler. Ça facilite beaucoup le travail à ce niveau-là. »

Est-ce que tu as des actions pour encourager les jeunes à voter?

« Pour moi, l’important c’est d’aller au Cégep de Victoriaville et de montrer aux jeunes que c’est pertinent de voter. Je leur explique pourquoi moi je m’implique et pourquoi c’est nécessaire de s’impliquer en tant que jeune. »

Est-ce qu’il y a des désavantages à être dans la vingtaine et à se présenter comme candidat?

« Pour moi, il n’y en a pas vraiment. Il y a peut-être la conciliation travail-étude-militantisme qui peut être un enjeu. […] Dans mon cas, j’ai un emploi très conciliant alors ça ne me touche pas trop. »

Est-ce que tu sens une pression de devoir te prouver en tant que jeune?

« Non, il y a des jeunes qui se présentent dans d’autres partis. Dans Québec solidaire, les jeunes ont une place importante ce qui fait qu’on n’est pas regardé de haut. Il commence à avoir plus de place pour les jeunes, donc on est moins dans un climat de pression. »

Si tu avais un conseil à donner à un/une jeune qui souhaite se diriger vers la politique, quel serait-il?

« D’abord, il ne faut pas oublier que la politique n’est pas un jeu qui se déroule en dehors du monde. Les actions, les discours et les campagnes ont un poids sur la suite des choses. Ce qui veut dire qu’il faut bien réfléchir avant de s’engager dans une voie. Une fois que tu es certain de ton choix, il faut y aller et faire preuve un peu de courage. Il y a des moments qui sont moins faciles […], mais l’important, c’est de bien s’informer et de bien choisir pourquoi on se bat. […] Après, c’est ce qui fait en sorte que tu ne décroches pas. »

 

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